Sévèrement battue par Napoléon en 1805, l’Autriche se sent prête à prendre sa revanche au printemps de 1809. Disposant d’une armée formidable qu’elle a activement modernisée et réorganisée depuis quatre années, elle entame les hostilités en avril.
Après une brillante marche sur Vienne, l’armée française se trouve vite dans une situation délicate, face à des Autrichiens plus nombreux, qui disposent de l’avantage du terrain et qui profitent de l’appui d’Andreas Hofer, lequel dirige l’insurrection des paysans du Tyrol.
Bloqué sur la rive gauche du Danube (bataille d’Essling, mai 1809), Napoléon ne peut pas espérer remporter de victoire décisive sans avoir réuni toutes ses forces. Or, une partie de son armée est en marche depuis l’Italie, sous le commandement du prince Eugène de Beauharnais.
C’est cette armée d’Italie que l’archiduc Jean va tenter d’arrêter avant qu’elle ne puisse renforcer les troupes commandées par l’Empereur. De la bataille qui se livre le 14 juin 1809 autour de la ville hongroise de Raab (Gyor aujourd’hui) dépend donc le sort de la guerre.
En écrasant les forces austro-hongroises, Eugène et le maréchal Macdonald se fraient un chemin vers le nord et vers Napoléon. Le 6 juillet, disposant enfin de toutes ses forces, ce dernier peut remporter la bataille de Wagram.
Cette étude d’une bataille méconnue, mais pourtant essentielle, est accompagnée de nombreuses illustrations (photos du champ de bataille, documents d’époque, fac-similés d’archives, etc.). A l’aide d’archives autrichiennes et hongroises inédites, l’auteur rend justice au grand soldat que fut Eugène de Beauharnais et apporte de précieux éléments de compréhension à la campagne de 1809, qui va décider de l’avenir de l’Europe.
Ils en ont parlé...
- "Publié pour la première fois en langue allemande en 2002, le livre de Ferdi Wöber - spécialiste autrichien reconnu de la campagne de 1809 - offre, grâce à l’admirable traduction de Robert Ouvrard, une vision inédite des événements. Il rétablit notamment certaines vérités qui tempèrent les récits des contemporains et donne à voir la réalité d’opérations peu et mal connues en France. Il éclaire surtout la victoire de Wagram d’un jour nouveau tout en rétablissant - s’il le fallait - la réputation d’un Eugène de Beauharnais souvent considéré comme une "créature" de l’Empereur ne devant ses titres et ses honneurs qu’à ses seuls liens de proximité avec le Pouvoir. Abondamment illustré, solide, clair et précis, ce dense volume ravira à n’en pas douter tous les amateurs d’histoire napoléonienne". (Commentaire publié sur le site Histobiblio)